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Projet chambre de réconfort

LE PROJET

Contexte

  • Les chambres de réconfort ou chambre d’apaisement (« confort room », « sensory room » ou « snoezelen room ») sont peu utilisées au Québec comme outil préventif pour aider à réduire le recours à l’isolement avec ou sans contention (IC) auprès de patients ayant une maladie mentale et des comportements d’agitation ou d’agressivité.
  • La chambre de réconfort est une pièce confortable qui contient des objets sensoriels que le patient choisit pour reprendre le contrôle de ses émotions et de ses comportements en toute sécurité.
  • Récemment, l’équipe de soins d’une unité intensive de psychiatrie a implanté une chambre de réconfort nommée l’OASIS. 
  • Toutefois, l’absence d’évaluation de cette chambre quant à son efficacité ne permet pas de recommander sa généralisation. C’est donc à l’évaluation de cette mesure que s’intéresse le présent projet. 

Questions de recherche

Ce projet de recherche évaluative vise à répondre aux questions suivantes :

  • Quel est le niveau de détresse perçue par le patient avant et après l’utilisation de l’OASIS ?
  • Quel est le niveau détresse perçu et mesuré par l’intervenant avant et après l’utilisation de l’OASIS ?
  • Quel est le niveau d’intensité des comportements perturbateurs avant et après l’utilisation de l’OASIS ?
  • Quelle est la durée et la fréquence de l’IC avant et après l’utilisation de l’OASIS ?
  • Quelles sont les suggestions des patients et des intervenants pour améliorer  l’utilisation de la chambre de réconfort?

LE DÉROULEMENT

Collecte des données

  • L’étude se déroulera dans deux unités de soins d’un établissement de psychiatrie spécialisé. Le choix de ces unités s’est imposé du fait qu’elles ont des taux d’utilisation élevé des mesures d’IC et qu’elles sont des lieux propices au développement de l’expertise en prévention et gestion des agressions (Ryan & Bowers, 2005).
  • Les équipes soignantes ont manifesté un intérêt marqué pour documenter les effets de l’OASIS et pour l’avancement des savoirs en sciences infirmières.
  • L’échantillon des patients comprend tous ceux qui utiliseront l’OASIS durant une période d’un an (janvier 2014 à décembre 2014). Nous estimons qu’environ 120 patients différents seront admis dans les deux unités visés. Les patients inclus seront les patients aptes à consentir qui utiliseront la salle OASIS durant leur hospitalisation.

Retombées

  • À notre connaissance, aucune étude au Québec n’a évalué l’utilisation de chambre de réconfort comme une réponse efficace pour réduire l’agitation des patients et, par conséquent, éviter une escalade menant à l’IC. Les retombées sont l’amélioration des soins aux patients qui seront mieux soutenus pour reprendre le contrôle de leurs émotions et de leurs comportements.

L'ÉQUIPE

Chercheurs

  • Caroline Larue, Inf., PhD., est professeure agrégée à la Faculté des sciences infirmières de l’Université de Montréal. Caroline est chercheure régulière au Centre d’innovation en formation infirmière (CIFI) et chercheuse associée au Centre de recherche Fernand Séguin (CRFS) et au Groupe de recherche interuniversitaire en science infirmière du Québec (GRIISIQ).
  • Alexandre Dumais est résident en psychiatrie et doctorant en sciences biomédicales de l’Université de Montréal. Un de ses principaux champs d’études est le phénomène de la violence chez les personnes qui présentent des troubles mentaux.
  • Janique Beauchamp, inf., conseillère clinicienne en soins infirmiers, HLHL, 7401, rue Hochelaga, H1N 3M5, 514- 251-4000 poste 2806, jbeauchamp.hlhl@ssss.gouv.qc.ca
  • Mario Roy, psychiatre, HLHL, 7401, rue Hochelaga, H1N 3M5, 514- 251-4000 poste 2210, mroy.hlhl@ssss.gouv.qc.ca

Collaborateurs

Nous joindre

Centre d’étude sur les mesures de contrôle en santé mentale

Coordonnatrice de recherche : Marie-Hélène Goulet
Tél.: 514-251-4000, poste 3614
Courriel : prevenirautrement@gmail.com
Web : prevenirautrement.ca