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Projet en déficience intellectuelle

LE PROJET

Contexte

  • Les personnes ayant une déficience intellectuelle (DI) ou une DI avec troubles envahissants du comportement (TED) sont à risque de présenter des comportements hétéro ou autoagressifs nécessitant l’utilisation de mesures de contrôle (isolement, contention, services privés).
  • La cohorte de patients transférés définitivement à l’HLHL en juin 2008 avait un long passé d’institutionnalisation et ne pouvait être intégrée dans la communauté en raison de leur dangerosité et de l’application d’importantes mesures de contrôle.
  • Ces patients étaient responsables de plus de 50 % des heures d’isolement de la base de données 2008-2009 de l’Institut.
  • Pourtant, depuis leur transfert vers le programme de DI en psychiatrie de HLHL, l’un d’entre eux est maintenant dans la communauté alors que les mesures de contrôle utilisées pour la plupart des autres se sont réduites

Questions de recherche

Étant donné que cette réduction n’a pas fait l’objet d’une étude systématique, nous voulons justement décrire les interventions qui ont favorisé la réduction de ces mesures et répondre aux questions suivantes :

  • Quelles sont les interventions cliniques et clinico-administratives des équipes qui ont favorisé la réduction des mesures de contrôle?
  • Comment les gestionnaires et les équipes de soins expliquent-ils les changements survenus dans la réduction des mesures de contrôle auprès de cette clientèle?

LE DÉROULEMENT

Collecte des données

  •  Il s’agit d’une étude rétrospective sur dossier auprès des 11 patients DI-TED ayant des troubles graves du comportement (TGC) et ayant été transféré dà HLHL en juin 2008.
  • Après avoir établi la courbe Isolement/Contention (IC) de chacun des patients, nous examinerons les périodes significatives de réduction de ces mesures et les changements observés concernant la médication, les interventions professionnelles, l’aménagement physique, l’implication des familles, les types de mesures et les accidents de travail des intervenants.
  • Nous complèterons l’étude par quatre entrevues de groupes pour documenter le processus de changement.

Retombées

  • Sur le plan clinique, cette étude pourrait inspirer d’autres équipes à essayer des façons de faire différentes avec des clientèles ayant des TGC.  Sur le plan scientifique, nous explorerons une réalité très peu étudiée en centre hospitalier psychiatrique.

Partage des connaissances

 

L'ÉQUIPE

Chercheurs

  • Caroline Larue, Inf., PhD., est professeure agrégée à la Faculté des sciences infirmières de l’Université de Montréal. Caroline est chercheure régulière au Centre d’innovation en formation infirmière (CIFI) et chercheuse associée au Centre de recherche de l'Institut universitaire en santé mentale de Montréal (CRIUSMM) et au Réseau de recherche en interventions en sciences infirmières du Québec (RRISIQ).
  • Alexandre Dumais est résident en psychiatrie et doctorant en sciences biomédicales de l’Université de Montréal. Un de ses principaux champs d’études est le phénomène de la violence chez les personnes qui présentent des troubles mentaux.

Collaborateurs

ORGANISME SUBVENTIONNAIRE

  •  Fondation de l'Institut Universitaire en santé mentale mentale de Montréal | 15000$

Nous joindre

Centre d’étude sur les mesures de contrôle en santé mentale

Coordonnatrice de recherche : Marie-Hélène Goulet
Tél.: 514-251-4000, poste 3614
Courriel : prevenirautrement@gmail.com
Web : prevenirautrement.ca