Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
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Émile Nelligan, 1879-1941

Destin tragique que celui d’Émile Nelligan, dont l’aile qui portait son nom et ou il avait habité, a disparu en cet après-midi de septembre 1977.

Ce poète précoce et inspiré, enfant prodige, nous laisse l’héritage d’une œuvre inachevée, écrite entre sa seizième et sa vingtième année. Bien que la plupart de ses poèmes aient été éparpillés à tous les vents, les manuscrits qui ont pu être retracés ont été réunis dans un recueil, nous donnant accès à ses chefs-d’œuvre.

La maladie mentale avait raison de l’infortuné jeune homme avant qu’il n’atteigne sa vingtième année. En octobre 1899, il était admis à la Retraite de Saint-Benoît, puis à Saint-Jean-de-Dieu en 1925, où il devait demeurer séparé du monde jusqu’à sa mort en 1941.

Son dossier hospitalier reste protégé par la confidentialité jusqu’en 2041. Des témoins rapportent que, retiré dans son rêve intérieur, il restait insensible aux hommages de ses amis et admirateurs.

Aujourd’hui, le destin d’Émile-Nelligan reste gravé à l’Hôpital. La Bibliothèque des usagers, au sous-sol du pavillon Lahaise, porte son nom. Tout récemment, un parc avec des jeux pour petits et grands a été ouvert par la Ville de Montréal, au nord de l’ancienne aile Nelligan. Le parc s’appelle « Le Vaisseau d’Or », en souvenir d’un célèbre poème de l’artiste.

Merci à M. André Lemieux et à M. Jean-Guy Deguise pour leurs précieux témoignages.