Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
À propos du CIUSSS
Accueil Plan du site Courrier Portail Québec
Taille du texte
AAA

Quand l'anxiété généralisée et les attaques de panique gâchent votre temps des fêtes

13 décembre 2011

«Ça arrive, heureusement, rien qu’une fois par année»

Communiqué | Enfants, le calendrier de l’avent nous offrait un chocolat par jour, question de nous aider à patienter dans l’effervescence et la frénésie du temps des Fêtes. Adultes, cette période demeure frénétique, mais la magie de Noël s’accompagne du stress de terminer ses cadeaux à temps, de choisir les bonnes recettes (et de les réussir!), de conjuguer tous les partys de bureau de Noël, etc.

Ce qui est, pour la majorité d’entre nous, un tourbillon de festivités plutôt agréable, prend, pour près de 5% de la population, l’allure d’un cauchemar où incertitude, anxiété et imprévus forment un mélange explosif! Si la Bolduc disait du temps des Fêtes que «c’est l’bon temps d’en profiter», les personnes atteintes d'anxiété généralisée (TAG) ou souffrant de trouble panique avec agoraphobie (TAP), elles, se consolent en se disant, qu’heureusement, «ça arrive rien qu’une fois par année!»

Une équipe de chercheurs associés à une étude sur les TAG et les TAP désire profiter du temps des Fêtes pour sensibiliser la population à la détresse que peuvent vivre les personnes aux prises avec ces troubles de santé mentale.

L'anxiété généralisée (TAG) est un problème de santé mentale très répandu qui touche entre 4% à 5,1% de la population générale et qui se caractérise par la présence de soucis persistants et excessifs au sujet d'événements ou d'activités de la vie courante. «Les personnes aux prises avec un TAG ne tolèrent pas les imprévus et l'incertitude,» explique André Marchand, chercheur au Centre de recherche Fernand-Seguin de l’Hôpital Louis-H. Lafontaine et responsable de l'étude pour le site de l'Université du Québec à Montréal (UQAM). «Ainsi, une panne d'électricité ou une dinde brûlée le soir du réveillon pourrait ruiner leur soirée et surtout les mettre dans un état anxieux extrême.»

Le trouble panique avec agoraphobie (TPA) se caractérise par la manifestation inattendue de crises aigües d'angoisse et de terreur accompagnées de symptômes physiques très intenses comme des palpitations cardiaques, des tremblements ou des douleurs thoraciques. L’agoraphobie, pour sa part, se caractérise par la peur, l'évitement et la fuite d'un certain nombre d'endroits et de situations d'où la personne pense qu'il serait difficile ou embarrassant de s'échapper. Selon Frédéric Langlois, chercheur au Centre de recherche Fernand-Seguin de l'Hôpital Louis-H. Lafontaine et responsable du projet pour la région de Trois-Rivières, la période des Fêtes est un moment qui peut être très désagréable pour les gens atteints d'un trouble panique avec agoraphobie. «Plusieurs vont se priver de voir leur famille et leurs amis puisqu'ils évitent de sortir de crainte d'avoir une attaque en public ou d'être coincés dans un endroit où il serait difficile d'avoir du secours. Ainsi, les personnes atteintes de trouble panique avec agoraphobie se retrouvent rarement dans les soirées festives où la maison est remplie d'invités ou dans les centres commerciaux le jour du Boxing Day.»

Projet de recherche en cours

Une étude qui vise à favoriser une meilleure adhérence au traitement et à diminuer l'intensité des symptômes associés au TAG et au TAP est présentement en cours à travers le Québec.

L’objectif de l'étude consiste à évaluer l’efficacité d’une intervention psychologique pour ceux qui sont à la fois aux prises avec un trouble panique avec agoraphobie (TPA) et un trouble d’anxiété généralisée (TAG). Les individus désirant participer au projet peuvent recevoir des traitements dans différentes villes au Québec : Montréal (Institut Douglas, Hôpital Louis-H Lafontaine et UQAM), Sherbrooke, Trois-Rivières et Gatineau. 

Tout savoir sur l'étude

Ce projet de recherche, financé par les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), est le fruit d'une collaboration entre le Centre de recherche Fernand-Seguin de l'Hôpital Louis-H. Lafontaine, l'Université du Québec à Montréal, l'Institut universitaire en santé mentale Douglas, l'Université de Sherbrooke, l'Université du Québec à Trois-Rivières, l'Université du Québec en Outaouais et la Clinique des troubles anxieux de l'Hôpital Sacré-Cœur.

Renseignements

Catherine Dion
Agente d'information - relations médias
Centre de recherche Fernand-Seguin
Hôpital Louis-H. Lafontaine
Tél. : 514 251-4000, poste 2986
Cell. : 514 235-4036