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Stress et orientation sexuelle : sortir du placard, c’est bon pour la santé!

29 janvier 2013

Une nouvelle étude démontre que révéler son orientation sexuelle est bénéfique pour la santé mentale.

Montréal, le 29 janvier 2013 – Les gais, lesbiennes et bisexuels (GLB) qui affichent ouvertement leur orientation sexuelle démontrent un niveau d’hormones de stress moins élevé, ainsi que moins de symptômes d’anxiété, de dépression et de «burnout», selon une récente étude du Centre d'études sur le stress humain (CESH) de l'Hôpital Louis-H. Lafontaine, affilié à l’Université de Montréal.
 
L’étude parue aujourd’hui dans la revue Psychosomatic Medicine visait à comparer la santé mentale et physique des GLB avec celle des hétérosexuels.

 

 

Nous avons évalué le niveau de cortisol, l’hormone du stress, ainsi qu’une vingtaine de marqueurs biologiques afin de mesurer les symptômes psychiatriques des participants. En situation de stress chronique, le cortisol contribue à l’usure exercée sur plusieurs systèmes biologiques. Dans l'ensemble, ce dérèglement est appelée «charge allostatique».

Robert-Paul Juster, auteur principal de l’étude

Sonia Lupien, directrice du CESH ajoute : «En mesurant des biomarqueurs comme l’insuline, le sucre, le cholestérol, la pression sanguine et l’adrénaline, ajoutés à l'inflammation, l’indice de charge allostatique peut être évalué, puis utilisé pour détecter d’éventuels problèmes de santé».

Des échantillons de salive, de sang et d’urine ont également été prélevés auprès des 87 participants âgés en moyenne de 25 ans. Les 46 GLB et 41 hétérosexuels ont également dû compléter des questionnaires psychologiques. Contrairement à l’hypothèse de départ, les hommes gais et bisexuels ont démontré moins de symptômes dépressifs et de charge allostatique que les hommes hétérosexuels. «En revanche, les GLB qui s’affichaient ouvertement dans leur entourage avaient encore moins de symptômes psychiatriques que ceux qui n’étaient pas sortis du placard», confirme l’auteur.

Le stress lié à la stigmatisation forcerait les minorités sexuelles à élaborer des stratégies d'adaptation qui les rendent plus efficaces pour gérer leur stress au quotidien. Le co-auteur Dr Nathan Smith Grant apporte une précision : «Sortir du placard est une étape importante dans la vie des GLB qui n'a pas été étudiée intensivement en utilisant des approches interdisciplinaires qui évaluent les biomarqueurs de stress».

Ces nouveaux résultats présentent le rôle positif de l’acceptation de soi et de la communication sur la santé et le bien être des minorités sexuelles. Robert-Paul Juster souligne l’importance de l’implication de ce sujet dans les débats politiques en cours : «Le fait de révéler son homosexualité ou bisexualité peut être bénéfique pour la santé lorsque les politiques sociales sont tolérantes et facilitent le processus de divulgation». Autrement, l’acceptation de soi générerait une détresse accrue et contribuerait aux problèmes de santé mentale et physique de la personne. «Sortir du placard ne devrait plus être une question de débat populaire, mais bien de santé publique », conclut l’auteur.

Cette recherche a été publiée dans Psychosomatic Medicine sous le titre Sexual orientation and disclosure in relation to psychiatric symptoms, diurnal cortisol, and allostatic load.

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Renseignements
Laurence Robichaud
Service des communications
Tél.: 514 251-4000, poste 2986
Cellulaire : 514 235-4036
lrobichaud.hlhl@ssss.gouv.qc.ca

Vidéo de Robert-Paul Juster, auteur principal de l’étude

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