Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
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Clé 56

La médication et les électrochocs

La médication psychiatrique

La médication joue un rôle important dans le traitement en psychiatrie. Les développements à ce propos sont d’ailleurs assez récents. En effet, les premiers médicaments permettant de traiter la psychose ont été introduits au milieu des années 1950. Le lithium, notamment utilisé pour stabiliser l’humeur des personnes atteintes de bipolarité, est apparu au milieu des années 1970. L’arrivée de ces médicaments a considérablement bouleversé les façons de faire, la façon d’aborder les traitements et même la nature des institutions psychiatriques. Les symptômes de la maladie étant davantage contrôlés, on pouvait entrevoir la réadaptation, le rétablissement et la réinsertion sociale.

Cependant, le traitement d’une personne ne se limite pas à la prescription d’une médication. En effet, on privilégie une approche biopsychosociale qui propose une compréhension globale de tous les aspects de la vie de la personne. Les interventions sont ainsi réalisées par divers professionnels parmi lesquels figurent des médecins et psychiatres, des psychologues, des infirmières, des travailleurs sociaux, des éducateurs spécialisés, des ergothérapeutes, etc.

Puisqu'il est clair aujourd'hui que les maladies mentales ont une cause biologique incontestable, qu'elles peuvent être abordées par l'étude de la personnalité comme du comportement, et qu'il faut envisager la personne en tant qu'être social en interaction constante avec son entourage, on privilégie une approche scientifique rigoureuse et globalisante, dite biopsychosociale. (…) Dans l'élaboration d'un traitement elle engage à l'amélioration de la qualité de vie du patient et non uniquement à l'atténuation des symptômes
(Source: Pierre Lalonde et Frédéric Grunberg, 2001).

Les électrochocs

En psychiatrie, l’utilisation des électrochocs, aussi appelés ECT (pour électroconvulsivothérapie), a souvent fait l’objet d’une vive controverse.

En 2002, le ministère de la Santé et des Services sociaux confiait à l’Agence d’évaluation des technologies et des modes d’interventions en santé (AETMIS) le mandat d’évaluer la pratique de l’ECT au Québec. Dans son rapport intitulé «L’utilisation des électrochocs au Québec», l’Agence concluait notamment que l’ECT constitue une forme de traitement approprié dans le cas de certaines formes graves de dépression.

Aujourd’hui, l’ECT est administré selon des techniques très différentes de ce qui était fait à l’origine, dans les années 1950. L’administration des ECT comporte maintenant une anesthésie générale, l’administration d’un relaxant musculaire, l’oxygénation du patient, la surveillance constante de ses signes vitaux et, l’application d’impulsions électriques courtes.


Références :
Rapport de l’AETMIS
Hôpital Louis-H. Lafontaine

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