Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
À propos du CIUSSS
Accueil Plan du site Courrier Portail Québec
Taille du texte
AAA

Phobie spécifique

La phobie spécifique ou simple se caractérise par la présence d’une peur marquée et persistante d’objets ou de situations bien circonscrits. Cette peur est qualifiée d’excessive et de déraisonnable et ce, autant par la personne qui en souffre. L’exposition à ce qui fait peur, provoque généralement une réponse immédiate d’anxiété importante.


Quand et comment ce trouble apparaît-il généralement?

Existe-t-il certaines caractéristiques particulières à la phobie spécifique liées à la culture et/ou au sexe?

Quels sont les différents sous-types généralement associés à une phobie spécifique?

Combien d’individus sont aux prises avec une Phobie spécifique dans la population?

Une personne aux prises avec une phobie spécifique peut-elle s’en sortir?

Que faire dans le cas où une personne semble être ou est aux prises avec une phobie spécifique?

Quelles sont les techniques utilisées dans la thérapie cognitivo-comportementale pour la phobie spécifique?

 


 

Quand et comment ce trouble apparaît-il généralement?

Les premiers symptômes de la phobie spécifique apparaissent généralement durant l’enfance ou le début de l’adolescence. Il semble également que le risque de présenter une quelconque phobie est plus grand chez les membres d’une famille où une peur d’une situation ou d’un objet particulier est déjà présente. Il est à noter qu’une phobie qui débute durant l’enfance et qui persiste à l’âge adulte, ne disparaît que dans 20% des cas lorsque celle-ci est non traitée.

Retourner aux questions


Existe-t-il certaines caractéristiques particulières à la phobie spécifique liées à la culture et/ou au sexe?

Le contenu des phobies ainsi que leur prévalence varient en fonction de la culture et des groupes etniques. En effet, certaines peurs sont présentent davantage chez certains individus appartenant à une culture particulière (comme la peur de la magie et des esprits par exemple). À cet effet, ces peurs doivent être considérées comme étant une phobie spécifique uniquement dans le cas où celle-ci engendre une souffrance significative. En ce qui a trait au sexe, le ratio femme/homme présentant des phobies spécifique est de 2/1.

Retourner aux questions


Quels sont les différents sous-types généralement associés à une phobie spécifique?

Il existe 5 sous-types pouvant être spécifiés pour indiquer l’objet de la peur ou de l’évitement dans la phobie spécifique :

  • Type animal : peur étant induite par les animaux ou les insectes.
  • Type environnement naturel : peur étant induite par des éléments de l’environnement naturel tels que les orages, les hauteurs ou l’eau.
  • Type sang/injection/accident : peur relié à ces objets ou tout autre procédure médicale.
  • Type situationnel : peur induite par une situation spécifique tels que les transports publics, les tunnels, les ponts, les voyages aériens, les ascenseurs, le fait de conduire, les endroits clos.
  • Autre type : peur induite par autres choses que ce qui est précédemment spécifié.

Retourner aux questions


 

Combien d’individus sont aux prises avec une Phobie spécifique dans la population?

Bien que les phobies soient communes dans la population générale, celles-ci entraînent rarement une gêne ou une souffrance significative pour justifier un diagnostic de phobie spécifique proprement dit. Dans les échantillons de la population générale, le taux de prévalence ponctuelle varie entre 4 à 8,8% et en ce qui a trait aux taux de prévalence à vie entière, ceux-ci vont de 7,2 à 11,3%. Il est à noter toutefois que les estimations de prévalence varient en fonction du sous-type de phobies spécifiques.

Retourner aux questions

Une personne aux prises avec une phobie spécifique peut-elle s’en sortir?

Oui. Toutefois, selon des recherches scientifiques, il appert qu’une phobie spécifique étant apparue durant l’enfance et s’étant maintenue à l’âge adulte, se voit disparaître que dans 20% des cas. Ainsi, dans le cas où une gêne ou une souffrance significative est associée à la présence d’une phobie spécifique, il est indiqué de consulter à cet effet. Il est possible pour un individu aux prises avec une phobie spécifique de retrouver un fonctionnement social, personnel et interpersonnel satisfaisant.

Retourner aux questions

Que faire dans le cas où une personne semble être ou est aux prises avec une phobie spécifique?

Dans le cas où une personne semble être ou est aux prises avec une phobie spécifique et que celle-ci en souffre, il importe de lui suggérer de consulter. Il est également important de s’informez sur cette problématique et de ne pas hésitez à demander de l’aide au besoin.

Retourner aux questions

Quelles sont les techniques utilisées dans la thérapie cognitivo-comportementale pour la phobie spécifique?

  • La psychoéducation :
    La psychoéducation dans la thérapie cognitivo-comportementale de la phobie spécifique consiste généralement à fournir de l’information à la personne, concernant, par exemple, ses réactions anxieuses, l’origine de ses symptômes ainsi que les facteurs explicatifs de son trouble.

  • Désensibilisation systématique:
    Cette technique utilisant notamment la relaxation, vise à confronter graduellement la personne aux prises avec une phobie spécifique à ce qui provoque de l’anxiété au moyen d’une hiérarchie adaptée à chaque situations reliées à la phobie.

  • L’exposition graduée en imagination et in vivo :
    L’exposition vise principalement à diminuer l’évitement et la peur de la personne aux prises avec une phobie spécifique à l’égard de l’objet ou situation provoquant de l’anxiété. Deux types d’exposition sont généralement utilisées soient : l’exposition en imagination et l’exposition in vivo.
  • La correction cognitive :
    La correction cognitive est également utilisée dans le cadre du traitement pour la phobie spécifique. Les personnes aux prises avec une phobie entretiennent fréquemment des croyances non fondées qui contribuent à maintenir leur peur. Au moyen de cette technique, le thérapeute aide la personne à identifier ses croyances irrationnelles et les situations auxquelles elles s’appliquent, à prendre conscience de ses pensées automatiques, à corriger ses pensées irréalistes pour les remplacer par des pensées plus réalistes et à développer des perceptions adéquates à propos des situations problématiques.