Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
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La bonne âme

La bonne âme
Mise en scène de Lorraine Pintal
Théâtre du Nouveau Monde

Bonjour! Bonsoir! Il est un peu tard, j’arrive du théâtre. Je croyais avoir confondu Bertholt Brecht avec Kurt Weil, mais ils ont travaillé ensemble. Beaucoup aimé la pièce qui m’a fait réfléchir sur la bonté, ça s’intitulait La bonne âme du Se-Tchouan.

Je sais pas pourquoi j’ai cette urgence d’écrire ce soir, y’avait un pilote de l’aéropostale dans l’histoire, une sorte de bum du ciel, un peu le diable qui descend du ciel dans la mise en scène opposé à Dieu qui à la fin s’élève et abandonne la bonne âme… Je vous laisse le soin d’aller voir c’est un deux heure dix riche en réflexion… J’essaye de revenir sur mon senti, je peux pas m’empêcher de penser à quoi bon être bon? C’est pas fort comme questionnement mais je me sens plus confortable à essayer d’être bon qu’à vivre dans le mal et encore le mal pour moi ne l’est peut-être pas pour vous.

J’étais assis au restaurant du TNM, j’entendais rire ces voix féminines, des voix qui m’angoissent, que dans ma folie je ramène toutes à moi… Je racontais à l’ami comment je me sentais quand je croyais qu’on parlait de moi. Il m’a dit c’est pas défendu de parler de toi. Je me dis quand on a mis deux minutes sur mon cas c’est beaucoup. Ce soir je voudrais faire de belles phrases en pensant au passage en allemand de la pièce. C’est froid, c’est l’hiver, les gens cohabitent, quelques-uns se menacent de se couper en morceau, d’autres de les faire embarquer, c’est je crois ce qu’on appelle la promiscuité. L’hiver ça prend un abri, on s’accommode de pas grand-chose parce qu’on veut pas se rendre dans un refuge, on couche sur le tapis d’un ami. Ça me fait réfléchir sur le bon sens de payer son loyer…

J’en profite ici pour saluer deux lectrices que j’ai rencontrées ce soir… Je suis là, je vous écris et le temps file, je vieillis au bout de mes vieux mots, les mêmes qui reviennent m’obséder avec ce que j’appelle mon senti… C’est la nuit silencieuse, y’avait une vieille flamme que j’ai croisée ce soir, croisée pour constater que c’est bien éteint, ça brûle plus pas même de la braise, je ne suis plus dans l’atelier du forgeron qui cogne le fer rouge. Pas fort comme métaphore je vous les signale toujours. Non! Je me reprendrai pas, c’est toujours cru…

Ce soir j’ai rencontré des gens intelligents avec qui j’ai discuté, c’était intéressant… Voilà! Voilà! Mon autodénigrement qui se présente, je laisse tomber j’ai pas besoin de vous écrire ça. J’entends les camions qui passent dans le goulag occidental… Restaient quatre oranges dans le frigo, j’en ai jetées deux qui étaient gâtées et j’en ai mangé une, vous voyez c’est ça ma littérature, la nuit, le frigo et moi. J’ose pas vous écrire de l’humour j’ai pas ce sens là, quelqu’un disait que je comprends pas les jokes du second degré.

Merci d’avoir lu jusque-là!!! À la prochaine!!!