Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
À propos du CIUSSS
Accueil Plan du site Courrier Portail Québec
Taille du texte
AAA

Actualités

14 avril 2011 Archivée

Syndrome Gilles de la Tourette : une thérapie non médicamenteuse pour réduire les tics

Une nouvelle étude démontre les impacts neurophysiologiques d’une psychothérapie chez les personnes atteintes du syndrome de la Tourette.

L’utilisation d’une thérapie cognitivo-comportementale pour traiter les tics dans le syndrome Gilles de la Tourette peut s’avérer aussi efficace et même supérieure à la médication dans certains cas.

Selon une nouvelle étude publiée dans une édition spéciale de la revue International Journal of Cognitive Therapy par des chercheurs du Centre de recherche Fernand-Seguin de l’Hôpital Louis-H. Lafontaine, affilié à l’Université de Montréal, on observe que la thérapie a des effets non seulement sur les tics, les comportements et les pensées, mais aussi sur l’activité cérébrale.

«Cette découverte pourrait avoir des répercussions majeures sur le traitement de cette maladie. Dans certains cas, les mesures physiologiques pourraient permettre d’améliorer la thérapie afin de tailler celle-ci sur mesure pour un type spécifique de patient», affirme Marc Lavoie, chercheur agrégé au Centre de recherche Fernand-Seguin de l’Hôpital Louis-H. Lafontaine et au Département de psychiatrie de l’Université de Montréal, qui a effectué l’étude avec son étudiante au doctorat, Tina Imbriglio, et ses collaborateurs cliniciens, le psychologue Kieron O’Connor et le psychiatre Dr Emmanuel Stip.

Syndrome Gilles de la Tourette:

  • Trouble neuropsychiatrique complexe caractérisé par des tics moteurs et phoniques qui s’aggravent durant l’enfance pour atteindre un sommet vers l’âge de 11 ans
  • Touche entre 0,05 et trois pour cent des enfants d’âge scolaire et peut persister, dans certains cas, à l’âge adulte

En savoir plus...

L’équipe de recherche a invité deux groupes à prendre part à son étude:

  • un groupe de 10 adultes atteints du syndrome Gilles de la Tourette
  • un autre groupe de 14 adultes appariés selon l’âge et l’intelligence sans problème neurologique ou psychiatrique

On a demandé aux sujets d’exécuter une série de tâches expérimentales pour stimuler des régions spécifiques du cerveau. Lors d’un test, les sujets devaient répondre ou inhiber leurs réponses à des feux de circulation présentés sur un écran d’ordinateur. Un électroencéphalogramme était enregistré de façon concomitante durant chaque test. Les patients ont été revus six mois plus tard, après avoir reçu la thérapie, pour effectuer le même test. Les résultats ont démontré une diminution significative des tics à la suite de la thérapie. De plus, après ce traitement, il a été possible d’observer une normalisation de l’activité cérébrale, quantifiable, reliée à l’amélioration des symptômes chez des patients avec le syndrome de Tourette. L’originalité des résultats de l’équipe de Marc Lavoie souscrit donc à la présence d’un changement cérébral mesurable à la suite de ces modifications cognitives et comportementales. 

«D’une part, la thérapie permet de faire appel à une restructuration cognitive et, d’autre part, à une modification comportementale et physiologique. Cette étude prometteuse est la première à avoir démontré les effets physiologiques d’une thérapie cognitive-comportementale chez les patients atteints du syndrome Gilles de la Tourette. D’autres études devront toutefois confirmer ces résultats auprès d’un échantillon plus important», a ajouté Marc Lavoie.

 

Cette recherche a été rendue possible grâce à une subvention de fonctionnement des Instituts de recherche en santé du Canada et une subvention à la recherche clinique  obtenue du Fonds de la recherche en santé du Québec.

Catherine Dion
Agente d'information - relations médias
Service des communications


Retour aux actualités Retourner à l'accueil