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Les nouvelles technologies pour une meilleure qualité de vie

25 février 2015

Les nouvelles technologies peuvent contribuer de façon significative à l’amélioration de la qualité de vie des personnes atteintes de trouble de santé mentale, selon une étude qui vient d’être publiée par l’équipe du Centre d’études sur la réadaptation, le rétablissement et l’insertion sociale (CÉRRIS) de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal (IUSMM).
Cette recherche, réalisée auprès de personnes atteintes d’une maladie mentale recevant des services de réadaptation, a démontré que les applications mobiles (Apps) peuvent soutenir la personne dans le rappel des tâches, la socialisation et la gestion des symptômes. Les Apps aident également la personne à se mobiliser dans des activités de la vie quotidienne (loisirs, travail, etc.).

« La grande majorité des participants à l’étude ont reconnu des effets positifs à l’utilisation des Apps dans leur vie quotidienne, tandis qu’une minorité a connu des difficultés liées à leur état de santé ou à l’environnement », déclare Catherine Briand, chercheure à l’IUSMM et professeur agrégée à l’École de réadaptation de l’Université de Montréal. « Les assistants personnels numériques (APN), comme les iPodTouch, iPhone ou iPad utilisés dans l’étude, font désormais partie de nos vies, il faut tirer avantage de leur utilité pour favoriser le rétablissement des personnes atteintes de maladie mentale. »

Résultats
Plusieurs Apps choisies et utilisées par les participants comportaient notamment une fonction d’aide-mémoire. À ce sujet, les participants ont rapporté que l’utilisation d’un calendrier et d’une alarme, afin de se rappeler leurs rendez-vous, des tâches à accomplir ou du moment de la prise de médicament leur a permis de mieux gérer leur quotidien. De plus, l’utilisation de l’APN a encouragé les participants à socialiser, notamment via les réseaux sociaux, ce qui leur permet de rester en contact avec leur famille. Selon eux, le fait d’être reliés aux autres brise leur isolement et atténue leur souffrance et ce, sans l’exigence d’un contact direct parfois difficile. Également plusieurs Apps utilisées ont favorisé les activités de loisirs (ex. : jeux, lecture) et domestiques (ex. : épicerie) auprès de la grande majorité des participants ainsi que la gestion des symptômes dans des moments d’anxiété ou de stress.

Bref, le fait que les APN étaient conviviaux et les Apps très ludiques a facilité l’apprentissage des participants qui se sont rapidement familiarisés avec leur nouvel outil. Cependant, malgré les effets positifs, plusieurs enjeux et défis restent présents pour soutenir l’utilisation des APN chez les personnes atteintes de troubles de santé mentale. L’absence de connexion Internet sans fil dans les installations du réseau de la santé ainsi que le manque de soutien et de formation des professionnels dans l’utilisation des technologies sont des préoccupations importantes issues de ce projet.

« Cette étude est l’une des rares qui a permis de tester l’utilisation d’un APN auprès de personnes présentant une maladie mentale en contexte réel de soins. Elle permet de confirmer l’apport de l’utilisation d’Apps disponibles en libre marché pour les personnes atteintes d’une maladie mentale en processus de réadaptation et de rétablissement ainsi que l’importance d’un virage technologique dans le réseau de la santé », conclut Catherine Briand.

Cette étude a été menée auprès de 12 participants (de 23-79 ans, moyenne d’âge de 42 ans) recevant des services de réadaptation auprès de professionnels de la santé (ergothérapeute, éducateur spécialisé, etc.) et d’intervenants communautaires. Elle a permis d’évaluer l’apport d’applications mobiles dans la gestion de la maladie et du fonctionnement au quotidien des personnes qui luttent contre la maladie mentale. Cette recherche a été en partie financée par la Fondation de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal et l’initiative Bell cause pour la cause.

Source : Charbonneau, K., Lalande, M., Briand, C. (2015). L’assistant personnel numérique : outil de soutien à la réadaptation en santé mentale: The personal digital assistant: A tool for supporting mental health rehabilitation. Canadian Journal of Occupational Therapy, 18 février 2015, doi:10.1177/0008417414560435

Communiqué PDF

Renseignements
Catherine Dion | Service des communications – Institut universitaire en santé mentale de Montréal
Tél. : 514 251-4000, poste 2986 - Cell. : 514 235-4036 | catherine.dion.iusmm@ssss.gouv.qc.ca