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Le stress : un intermédiaire de l’effet de la pollution sur la santé mentale

18 octobre 2013

Les contaminants environnementaux sont connus pour altérer la santé mentale, en particulier chez les enfants et les personnes âgées : ils sont des perturbateurs endocriniens.

En effet, des contaminants parmi les plus étudiés, dont le plomb, le mercure, les biphényles polychlorés ainsi que les pesticides organochlorés, révèlent chaque jour un peu plus aux chercheurs leurs effets adverses sur les systèmes hormonaux.

Pierrich Plusquellec, chercheur au Centre de recherche de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, et Dave Lanoix, chercheur postdoctoral dans son équipe ont émis cette hypothèse.

« Les contaminants environnementaux ont des effets néfastes sur la santé à de très faibles quantités qui ne sont pas reflétés par leurs effets observés à plus hautes doses dans les études d’évaluations du risque à cause de leurs propriétés de perturbateurs endocriniens. C’est entre autres ce qui explique que les agences de santé publique réduisent constamment les niveaux acceptables de contaminants sanguins.»

 - Dave Lanoix

Ces effets des contaminants environnementaux ont été l’objet d’études depuis de nombreuses années pour les hormones stéroïdiennes sexuelles alors qu’ils ont été négligés pour les glucocorticoïdes qui contrôlent le système du stress. Une altération des glucocorticoïdes est un facteur de risque bien connu des troubles de santé mentale. Des études ont également montré que les contaminants environnementaux altèrent le système du stress chez des animaux sauvages et des modèles animaux ainsi que, plus récemment, chez les humains.

« L’hypothèse que le système du stress est le médiateur par lequel les contaminants environnementaux exercent leurs effets sur la santé mentale doit être considérée dans les études futures. Il serait également important qu’en cas de contaminations environnementales, les cliniciens recommandent de tester le système du stress de façon à prévenir des complications dues à des problèmes de son fonctionnement, en particulier chez les enfants et les personnes âgées. »

 - Pierrich Plusquellec

 

Source : Lanoix D, Plusquellec P. Adverse effects of pollution on mental health: the stress hypothesis. OA Evidence-Based Medicine 2013 May 01;1(1):6.