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TCC pour la psychose de groupe : l’importance de l’alliance thérapeutique et de la cohésion au groupe

03 septembre 2014

Thérapie cognitive-comportementale pour la psychose de groupe : l’importance de l’alliance thérapeutique et de la cohésion au groupe

De nombreuses méta-analyses et études cliniques indiquent que la thérapie cognitive-comportementale pour la psychose (TCCp) diminue les troubles psychotiques et la détresse émotionnelle chez les personnes souffrant de symptômes psychotiques.

Cependant, peu d’études se sont penchées sur les aspects du traitement, particulièrement ceux liés aux relations interpersonnelles, qui indiquent si une TCCp sera bénéfique à un personne.

« Ces aspects sont importants car ils permettront d’améliorer l’efficacité de cette approche », déclare Tania Lecomte, chercheure au Centre de recherche de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, et auteure principale de l’étude.

Soixante-six individus (âge moyen = 26 ans) avec des troubles psychotiques précoces ont pris part à l’étude et ont bénéficié de 24 sessions de TCCp de groupe pendant 3 mois. Soixante pour cent avaient un diagnostic de schizophrénie.

Les symptômes psychotiques et l’estime de soi ont été évalués avant et après les sessions de thérapie, ainsi que six mois après la fin des séances.

Ces résultats confirment ceux des études précédentes ayant montré que l’amélioration des symptômes était associée à une bonne alliance entre la personne et son thérapeute, c’est-à-dire au sentiment que la bonne relation qu’il entretient avec son thérapeute l’aidera à atteindre ses objectifs. L’importance de l’alliance thérapeutique apparaît surtout important lors du mois précédant la fin de la thérapie.

Un fort sentiment de cohésion au groupe, provenant aussi bien du participant que du thérapeute, est également un facteur important expliquant les changements cliniques suite à une TCCp de groupe. Il créé de plus un sentiment d’appartenance au groupe et empêche l’isolement.

« Ces résultats suggèrent que lors d’une psychothérapie de groupe, il est important que les participants se sentent en sécurité et s’identifient aux autres participants et thérapeutes », poursuit Tania Lecomte.

Enfin, l’amélioration de l’estime de soi, observée six mois après la fin des séances de thérapie, était associée à la manière dont les participants percevaient les qualités des autres membres du groupe.

« D’autres études seront nécessaires pour déterminer les compétences et aptitudes du thérapeute nécessaires pour aider le client à atteindre ses objectifs thérapeutiques ».

Source : Tania Lecomte, Claude Leclerc, Til Wykes, Luc Nicole and Amal Abdel Baki (2014) Psychology and Psychotherapy: Theory, Research and Practice.  DOI:10.1111/papt.12039.