Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Est-de-l’Île-de-Montréal
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Organisé dans le cadre du
Rendez-vous de la santé mentale

En collaboration avec le
Théâtre du nouveau monde

Avec la participation des Impatients

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Gauvreau : L'asile de la pureté et autres textes

 



Évènement théâtral, le 10 octobre 2013, à l'Institut universitaire en santé mentale de Montréal. Mise en scène par Lorraine Pintal. Ce fut une occasion privilégiée de sensibiliser le public et les employés de l'Institut aux problématiques et réalités de la maladie mentale.

Interprété par Alexis Martin, des usagers, des proches et des intervenants en santé mentale, l'événement théâtral sera accompagné par Louise Bessette, pianiste qui interprétera La valse de l'asile de Walter Boudreau. 

J’ai écrit L’asile de la pureté, cette longue pièce en cinq actes en état d’amnésie alors que j’étais interné à Saint-Jean de Dieu. L’amnésie me rendait nécessaire une «récapitulation». La pièce est écrite dans une langue archaïque très bizarre. Ce n’est pas mon objet le plus audacieux mais son authenticité est indéniable.

Claude Gauvreau

Temoignage de Lorraine Pintal

Ainsi s’exprimait Claude Gauvreau après avoir terminé l’une de ses pièces les plus lumineuses, ce qui a justifié amplement que j’en propose la découverte au public, personnel et utilisateurs de services de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal (anciennement l'Hôpital Saint-Jean de Dieu) dans le cadre de la Journée mondiale de la santé mentale et surtout, du 140e anniversaire de l’établissement.

Aujourdhui, Claude Gauvreau serait considéré comme un patient partenaire. Et poète en plus! Choisir de faire résonner sa poésie à nouveau entre les murs de ce lieu qu’il qualifiait de pur, revêt un caractère symbolique. Donatien Marcassilar, héros malgré lui de cette fable où par refus de manger, il revoit en rêve sa muse Édith Luel, ses compagnons d’armes, Sigismond et les autres, s’affirme comme un personnage aussi démesuré que son auteur et qui porte en lui l’espoir de résister, de se battre et de vivre dans la dignité.

Vivement cet amour des mots et le plaisir d’être sur une scène de théâtre avec des utilisateurs de services, des membres du personnel de l’Institut tellement dévoués à cette cause!

Un merci tout particulier à Éric Skulski, qui s'est engagé à fond dans l'aventure, Denise Fortin, qui en a rêvé suffisamment fort pour amener son équipe à tout faire pour le réaliser, et à Janine Careau, compagne du frère de Claude Gauvreau qui a permis que ces textes vous parviennent et au Théâtre du Nouveau Monde, toujours présent là où il faut être.

Au nom de cette solidarité qui fait de nous de meilleurs humains, je vous souhaite une soirée remplie d’émotion avec Gauvreau et tous ceux qui vivront cette aventure théâtrale.